Préceptes de vie

Préceptes de vie amérindiens

 

 


La nature



Ne considère pas seulement la nature comme un cadre dans lequel tu peux t'épanouir, guérir les maladies de l'âme et celles du corps. La nature n'est pas extérieure à ton esprit, il ne s'agit pas d'un monde différent, éloigné, difficile à comprendre. Malgré le jeu des apparences, vous  n'avez qu'un seul esprit.

 
 
La serenité


 
Sois toi-même, apprend par tes actes à créer des émotions, des sensations et des couleurs, comme le peintre, comme le créateur d'univers. En toi réside le lieu du plus grand amour. Il n' y a pas d'autre lieu pour aimer.


 
Les pouvoirs de l'esprit


 
Ton propre esprit n'est pas enfermé, cadenassé à l'intérieur de toi-même. Sans que tu le saches, il communique avec la nature subtile des êtres et des choses. Il se déplace sur de grandes distances, parle dans tes rêves, t'adresses des signes que tu ne sais pas traduire. Apprend à lire dans ton esprit, et le Grand Esprit de l'univers te répondra.


 
L'amitié


 
Les yeux de tes frères sont le miroir de ton âme .Apprend à y lire tes propres angoisses, tes joies, tes certitudes, tes désirs .Apprend à les aimer.


 
 La maladie et la mort


 
Tu n'es pas seule face à la maladie .Apprend à voir avec l'oeil de l'esprit, et tu verras que les objets eux-mêmes éprouvent de la pitié pour les hommes.


 
La méditation


 
Méditer, c'est contempler le mystère de la nature, son miracle permanent, à l'intérieur de soi. Il n' y a nul autre lieu pour communier avec le Grand Esprit de l'univers.


 
La bonté


 
La plupart des hommes craignent la bonté, comme les oiseaux de nuit craignent une trop grande lumière. Ils ont besoin de pénombre pour se travestir, porter des masques et se mentir à eux-mêmes. La bonté les dérange parce qu'elle leur semble si peu humaine, plus proche de l'ange que de l'homme. Souviens-toi que la bonté n'est pas une faiblesse de l'âme, ni une pleurnicherie sur l'épaule de ton frère. Comprend la puissance de la bonté, son pouvoir infini. Quand elle parait, la bonté arrache les  masques et dénude les coeurs. Le guerrier qui porte l'arc de sagesse l'utilise comme une flèche de feu.


 
 Les rêves

 

Souviens-toi de tes rêves, observe-les comme un territoire inconnu car ils viennent des profondeurs de toi-même, porteurs d'un conseil, d'un message ou d'un avertissement.


 
La solitude


 
Il existe une différence entre l'isolement, la réclusion et l'état de profonde solitude. L'homme intérieurement seul ne dresse pas des murs pour se protéger, ne dispose pas d'obstacles entre lui et les autres. Il se tient seul en lui-même, c'est à dire libéré des contraintes, des idées toutes faites, des opinions diverses qui encombrent l'esprit.


 
La terre de l'homme libre


 
En toi sont tous les mondes rêvés par l'homme, passés, futurs, et d'autres encore jamais rêvés. Tout est là, dans l'espace infini et sacré de ton esprit. Respecte-le, éprouve de l'amour pour lui, considère-le comme un dieu, sans perdre l'idée de ta fragilité, emporté par le fleuve du temps, riche et pauvre à la fois.


 
Extraits du livre de Jean-Paul Bourre : Préceptes de vie issus de la sagesse amérindienne - Coll.: Points Sagesses Seuil



 

 

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