4 000 à 1 000 ans avant J.C.

4 000 à 1 000 ans avant J.C.

 

 

 

Les Maritimiens moyens 

 

Le territoire :

 

De 4 000 à 2 000 ans avant J.C., le territoire occupé par les descendants des Maritimiens moyens s'étendait du nord du Maine jusqu'au nord du Labrador et de l'île de Terre-Neuve jusqu'à la ville de Québec.

 

Les ressouces naturelles et activités de subsistance :

 

Sauf quelques différences régionales comme la chasse au morse dans la partie septentrionale du territoire et la pêche à l'espadon dans sa partie sud, les ressources alimentaires étaient principalement composées du phoque, de la baleine, des poissons marins et anadromes, des crustacés et mollusques, du castor, de l'ours, des oiseaux migrateurs et des grands cervidés (caribou, cerf et élan d'Amérique). Pour ceux du Maine et des provinces maritimes, à peu près vers 1 500 ans avant J.C., il semble qu'un accroissement dans l'amplitude des marées aurait grandement diminué les populations d'espadons et provoqué une augmentation significative des colonies de palourdes. Absents des sites archéologiques, on suppose que le capelan, l'éperlan, le calmar, le crabe et le homard faisaient partie de cette diète des plus variée. On chassait les animaux terrestres à l'aide de lances, de trappes à assommoir et de collets. On capturait le poisson avec des filets maillants faits de lanières de cuir vert, d'écorces de saule ou de racines flexibles. Des hameçons d'os ou d'ivoire étaient également utilisés pour la pêche à la dandinette. En été, on construisait des barrages avec des trappes à panier. Après une bonne chasse, la viande en surplus était séchée et placée dans une cache au-dessus du sol ou surgelée durant la période hivernale. Le poisson était fendu en deux et fumé au-dessus d'un feu, les baies et racines étaient séchées avant l'entreposage.

 

L'organisation sociale :

 

Ils utilisaient des embarcations capable de naviguer en haute mer réduisant au minimum les difficultés du portage. Les tentes, les vêtements, les couvertures à canot étaient faits de peaux grattées et salées, cousues avec des fils de tendons d'animaux. Une grande quantité d'outils étaient fabriqués de pierre, de bois, d'andouillers et de dents de castors. Tous les clans familiaux édifiaient plusieurs types de maisons ou tentes, selon les dimensions requises, la saison, la durée du séjour et les matériaux disponibles. Les tentes avaient la forme d'un dôme, recouvert d'écorces ou de peaux. Pour une habitation pouvant abriter une quinzaine de personnes, de 30 à 35 peaux de caribous étaient nécessaires.

 

Les échanges et commerces :

 

Ils étaient très mobiles, ce qui facilitaient les échanges culturels et économiques avec les membres des clans familiaux voisins ou avec d'autres bandes souvent très éloignées. À titre d'exemple de relations commerciales, il y avait des outils en cuivre du lac Supérieur échangés contre de l'ivoire de morse et du quartzite (Ramah) en provenance du Labrador. Il y a 4 000 ans (A.A.), les Maritimiens moyens du Labrador et du golfe du St-Laurent ont disparus avec le début d'une période climatique plus froide et avec l'arrivée de deux cultures étrangères: les Paléoesquimaux anciens (voir Inuits) et les chasseurs bouclériens moyens.

 

 

Les Grands-Lacs-Saint-Laurentiens moyens 

 

 

Le territoire :

 

Le territoire de la culture des GL/Saint-Laurentiens moyens couvrait il y a 6,000 ans (A.A.), le sud de l'Ontario, du Québec et le sud-ouest du Nouveau-Brunswick. Cette région était recouverte de forêts mixtes (feuillus et conifères). Vers 2 000 ans avant J.C., quoique marginale, des éléments de la culture de Susquehassna pénètrent la côte du Nouveau-Brunswick, la vallée du St-Laurent et le sud de l'Ontario.

 

Les ressources naturelles et activités de subsistance :

 

Les Grands-Lacs-Saint-Laurentiens moyens se nourrissaient alors de chevreuils, d'élans, d'ours et de castors qu'ils chassaient avec des chiens. Comme compléments alimentaires, on retrouvait des petits gibiers, des poissons, des crustacés et des baies sauvages.

 

L'organisation sociale :

 

Pour la fabrication de l'outillage et des armes de chasse, ils utilisaient principalement la pierre taillée, plus rarement la pierre polie et d'une façon beaucoup moins courante, mais passablement répandu, le cuivre natif du lac Supérieur. Par contre, on ne possède aucune indication sur le type d'habitations utilisées, les fouilles archéologiques sont restées muettes sur le sujet jusqu'à maintenant. Par ailleurs, on peut supposer que des abris rudimentaires convenaient durant la saison estivale et des constructions plus résistantes étaient utilisées lorsque les familles gagnaient leur territoire de chasse pour y passer l'hiver.

 

Les échanges et commerces :

 

Ces populations participaient également à un vaste réseau commercial allant du lac Supérieur à la côte Atlantique.

 

 

Les Bouclériens moyens

 

 

Le territoire :

 

Depuis le sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest et de l'est du Manitoba, des bandes de Bouclériens ont occupé le bouclier canadien qui se libérait lentement de sa calotte glaciaire. D'ouest en est, ces occupations ont débuté 6 000 ans avant J.C. pour se terminer dans les basses terres de la baie d'Hudson et au Labrador, il y a 3 000 ans (A.A.).

 

Les ressources naturelles et activités de subsistance :

 

On se nourrissait surtout de caribou et de poisson, mais aussi d'ours, de castor, de lièvre et d'oiseaux migrateurs.

 

L'organisation sociale :

 

L'outillage des Bouclériens moyens se caractérise par des couteaux, des grattoirs et des pointes de projectile en pierre taillée. À l'inverse, la pierre polie est complètement inexistante dans cette culture. Pour vivre dans ces régions nordiques, les habitations consistaient à des structures semi-souterraines imposantes, dotées d'un corridor d'accès. On suppose qu'ils utilisaient le canot d'écorce de bouleau et les raquettes à neige leur servaient à se déplacer durant la saison hivernale.

 

Les échanges et commerces :

 

Par le commerce avec les GL/Saint-Laurentiens, nous avons retrouvé quelques instruments de cuivre du lac Supérieur tandis que l'utilisation de l'os est généralement absente.

 

Les origines et descendances :

 

Les Cris, les Ojibway, les Saulteux, les Algonquins, les Montagnais et les Béothuks sont les descendants de la culture du Bouclier.

 

 

Les Planussiens moyens

 

 

Le territoire :

 

De 4 000 à 1 000 ans avant J.C., on retrouve des Planussiens moyens dans les prairies centrales du continent nord-américain. Les facteurs qui ont influencé l'occupation de ce territoire sont l'amélioration de la végétation due à la sècheresse de l'Altithermal (de 5 000 à 3 500 ans avant J.C.), le remplacement du bison antique par l'espèce moderne, le dressage du chien pour le transport des équipements, la construction de tipis et de structures cérémonielles et l'introduction de pierres de chauffe pour extraire le gras requis à la préparation du pemmican.

 

L'organisation sociale :

 

L'outillage en pierre de cette culture comprend des pointes de projectile, des grattoirs et des couteaux bifaciaux. Dans le nord des plaines canadiennes se sont succédé trois complexes culturels qui ont donné un travail de la pierre différent les uns des autres. Chaque complexe dure environ 1,000 ans chacun soit celui d'Oxbow (4 000 à 3 000 ans avant J.C.), de McKean (3 000 à 2 000 ans avant J.C.) et de Pelican Lake (2 000 à 1 000 ans avant J.C.). De son côté, le travail de l'os semble plutôt rudimentaire. Sans avoir laissé de trace, les peaux comme la babiche, le bois et les fibres des plantes ont servi probablement de matières premières dans la confection d'outils, d'armes et d'habitations.

 

 

Les Platéliens moyens

 

 

Le territoire :

 

Le territoire qui couvre le plateau intérieur de la cordillère va de la chaine côtière jusqu'aux montagnes Rocheuses, et au sud, de la frontière canado-américaine jusqu'à la source du fleuve Fraser, au nord.

 

L'organisation sociale :

 

Vers 4 000 ans avant J.C., l'arrivée du propulseur, possiblement en provenance du sud, apporte des changements dans les us et coutumes de ces gens. Aussi, la construction de maisons semi-souterraines (Pithouse) près des rivières à saumon continue ce long processus de changements. Ce type de construction a été la transition significative et la plus importante culturellement entre un peuple nomade de chasseurs à l'état de résidents en villages semi-permanents (jusqu'à 200 maisons). Cette importante transition remonte à 2 000 ans avant J.C. Ces maisons de terre étaient de forme circulaire, de 5 à 10 mètres de diamètre et de 1 à 2 mètres de profondeur. Elles étaient surmontées d'un toit conique supporté par des poteaux. Au centre du toit, un trou laissant sortir la fumée, laissant pénétrer air et lumière et servait d'entrée au moyen d'une échelle.

 

Les origines et descendances :

 

Les Platéliens moyens sont les descendants des Platéliens anciens.

 

 

La culture de la Côte Ouest (phase ancienne)

 

 

Les ressources naturelles et activités de subsistance :

 

La ressource alimentaire qu'est le saumon est disponible en grande quantité dans cette région. L'été et l'automne, on pêche et on entrepose ces salmonidés, l'hiver, on exploite plutôt les coquillages. Ce modèle économique favorise sans l'ombre d'un doute la sédentarisation puisqu'ils vivent dans un environnement à fort potentiel écologique.

 

L'organisation sociale :

 

Vers 4 000 ans avant J.C., la culture du Sud-Ouest et du Nord-Ouest de la côte de la Colombie-Britannique s'uniformise. Grâce à la stabilité climatique de l'époque, de grands villages apparaissent tout au long de la côte du Pacifique. Même si le cèdre rouge s'implante de plus en plus dans la région, ce n'est qu'à la fin de phase ancienne, soit 1 000 ans avant J.C. qu'apparaissent les grandes maisons de planches telles qu'on les connaît aujourd'hui.

 

 

La culture de l'Intérieur du Nord-Ouest (phase moyenne)

 

 

Le territoire :

 

Le relief de la région habitée par les bandes de l'Intérieur du Nord-Ouest est fortement dominé par des chaines de montagnes entrecoupées par des plateaux. Les principales rivières drainant ce territoire sont en fait des fleuves importants: la rivière Yukon et le fleuve Mackenzie.

 

Les ressources naturelles et activités de subsistance :

 

Ces petites bandes de chasseurs nomades vivaient de poissons et de caribou ainsi que de petits gibiers, d'oiseaux aquatiques, d'élan et de bison.

 

L'organisation sociale :

 

D'un point de vue technologique, la tradition des micro lames du Nord-Ouest représente une mixité culturelle entre des micro lames provenant de l'Asie et les pointes de projectiles encochées, empruntées à la culture des plaines.

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