Pourquoi les animaux ont un langage différent du notre

Au moment de la création du monde, le Grand Esprit donna la parole à tous les animaux parcourant la forêt ou la plaine, ceux qui nageaient dans les cours d'eau, dans les lacs ou dans les océans, ceux qui volaient ou planaient dans les airs, tous parlaient la langue des hommes et c'est ainsi qu'ils purent instruire les indiens et les faire profités de leur expérience.

Le loup et l'ours leur enseignèrent à se diriger dans la plaine à travers la forêt ou la montagne, à suivre une piste.

L'ours leur apprit en outre ou les abeilles cachaient leur miel, et le castor leur montra comment il fallait s'y prendre pour construire une habitation et trouver les endroits où abondait le poisson.

Les singes, les ratons laveurs et les panthères leur apprirent à s'accrocher aux lianes, à grimper au sommet des arbres et à se cacher à la vue de tous, blottis au milieu des feuillages.

C'est grâce aux poissons que les hommes surent nager, flotter, remonter le cours des rivières.

Le cheval enseigna aux indiens à courir aussi vite que le vent, et le chien, patiemment, leur enseigna l'art de rester de longues heures immobile et aux aguets. S'il leur donna aussi des leçons de fidélité et de délicatesse, le renard, rusé et malin, fut loin d'agir de même, car lui se complut à leur démonter comment on pouvait abuser de la confiance, de la crédulité et même de la générosité des autres, prenant plaisir à se vanter de ne jamais se soucier de sentiments ou du bonheur de ceux qui l’entouraient.

Et les hommes, reconnaissant la sagesse des animaux et les services qu'ils leur rendaient, avaient accepté des les inviter aux conseils qu'ils tenaient, ou l’avis de chacun était respecté et discuté. Aucune de leurs réunions n’avait donc lieu sans que les animaux ne fussent prévenus.

Ceux-ci, en revanche, s'ils tenaient conseil, en prévenaient les hommes. Cela était devenu une coutume bien établie, un engagement réciproque et toujours observé, par lequel était reconnue légalité de tous les êtres vivants que le Grand Esprit avait placés sur terre.

Mais il vint un jour que les animaux n’avaient pas prévu, et ou l’homme, plus intelligent qu'eux, prouva sa supériorité. Mettant à profit les leçons de ses amis, il acquit tout à la fois le flair du loup et de l'ours, la sagesse et l’habilité du castor, l'agilité du raton laveur et du singe, la souplesse de la panthère, la vitesse du cheval, la fidélité et la patience du chien et aussi la ruse du renard.

Ce fut, pour le loup et l’ours, une surprise bien désagréable lorsqu'ils constatèrent que non seulement les hommes pouvaient suivre et retrouver la trace de ceux qu'ils cherchaient, mais aussi qu'ils arrivaient à brouiller leur propre piste, de telle façon que nul ne pouvait deviner par où ils étaient passés. Et l'ours s'aperçut aussi que, bien souvent, les hommes arrivaient à découvrir avant lui le miel qu’il aimait tant et qui, de ce fait, devenait de plus en plus rare.

Les ratons et les singes avaient beau grimper jusqu'au sommet des arbres, les petits indiens allaient maintenant aussi vite qu'eux. Ils les suivaient de branche en branche et les dépassaient en riant. Vexé le vieux raton laveur décida d'aller se cacher au plus profond de la forêt, loin de leurs rires, et le singe refusa de se mêler davantage à leurs jeux.

Le cheval n'était plus sur de gagner à la course. Il voyait les jeunes gens s'entrainer afin de rivaliser de vitesse avec lui, et bientôt ceux-ci devinrent si adroits qu’ils arrivaient même à lui monter sur le dos.

La panthère, elle aussi, se sentit bien souvent humiliée. Parfois, blottie au milieu de branches, elle se croyait isolée, loin de tous les regards, lorsqu'un appel connu la tirait de sa torpeur. Son oeil perçant avait beau chercher ou était celui qui la guettait, rien ne remuait, elle ne distinguait aucun être vivant ; mais, des qu'elle fermait les yeux, l’appel retentissait de nouveau et cela continuait ainsi jusqu’au moment où un jeune indien apparaissaient et se moquait d'elle, parce qu'elle n'avait pas su mieux se cacher.

Le renard lui-même fut bientôt incapable de jouer des tours à ses amis. Les hommes essaient devenus plus malins que lui. C'est en vain qu'il essayait de montrer son adresse et son intelligence. Il avait beau vouloir brouiller a piste, traversant des ruisseaux, contournant les collines, se fourrant dans les buissons, l'indien le retrouvait toujours et prenait plaisir à lui tirer la queue au moment où il s'y attendait le moins.

Ce n'était pas par méchanceté que les hommes se conduisaient ainsi. Ils voulaient ce distraire et s'amuser. Ils agissaient envers les animaux comme ils le faisaient entre eux ; mais les bêtes ne comprenaient pas et, peu à peu, elles se mirent à détester leurs amis d’autrefois.

Lorsque le loup s'aperçut un jour que les hommes regardaient sa fourrure avec envie, il prit peur et s'imagina qu'ils allaient peut être la lui prendre, pour s'en couvrir le corps, ou pour s'étendre plus confortable sur le sol.

Il parla longuement de sa crainte à l'ours, fort crédule de a nature. Tous deux se montèrent la tête et bientôt, l’imagination aidant, il ne fut plus question de crainte mais de certitude.

L'ours effrayé, écoutait les paroles du loup. Peu a peu, il se rappelait avoir souvent remarqué que les femmes aimaient à tâter l’épaisseur de sa toison.

Il ne douta pas instant que le loup n'eut raison et tous deux semèrent la panique parmi les autres animaux. Ce fût alors que, d’un commun accord, ceux-ci décidèrent de se réunir en conseil.

Au lieu que ce conseil se tint, comme à l'ordinaire et selon les règles établie, dans la plaine, au su et au vu de tous les êtres vivants, il fut convenu qu'il se tiendrait au plus profond de la forêt et à un moment de la nuit où les hommes endormis ne pourraient se rendre compte de ce qui se passait.

Le loup ouvrir la séance.

Exagérant les griefs, employant de grands mots, n'hésitant pas à déclarer comme certain ce qui n'était que supposition, il voulut prouver à tous que la race humaine était un danger pour eux et termina en déclarant :

«J’ai longuement réfléchi et je suis sur que seule l'extermination de tous les indiens peut rendre notre vie aussi agréable qu'elle l’était autrefois, quand les hommes ne savaient rien et ne pouvaient rien faire.

Groupons nous donc et entrons dans les villages avant la lever du soleil. Tuons les tous, homme et femmes, vieillards et enfants, et nous serons de nouveau libres et heureux à jamais».

L'ours, moins cruel et plus noble, répondit :

«Nous avons, certes, tout à craindre, et nous ne pouvons nous résoudre à vivre dans les conditions actuelles, à cause des dangers qui nous menacent, mais nous ne pouvons attaquer ainsi à l'improviste.

Ce serait un massacre que le Grand Esprit ne nous pardonnerait pas. Déclarons donc la guerre aux indiens et que ce soit une lutte ouverte et loyale. D'ailleurs, en unissant nos forces, il nous sera facile d'avoir le dessus».

Le castor pensa qu'il serait préférable d'attendre un peu :

«L'hiver est proche, dit-il. Laissons le venir et, lorsqu'il sera à son apogée, que les rivières seront glacées et que la bise soufflera en rafales, unissons-nous pour abattre les maisons des hommes et pour éparpiller et détruire leur provision de bois.

Ils resteront alors exposés au froid et au vent du Nord et, pour que nous les aidions à s'abriter et à se chauffer, ils accepteront les propositions que nous leur ferons en vue d'adopter de nouvelles manières de vivre avec nous et de nous traiter».

En entendant ces mots, le renard partit d'un grand éclat de rire :

«Fous que vous êtes ! Déclara t-il. Ils promettront, mais je ne connais la valeur des promesses ; elles seront oubliées dès que reviendront les beaux jours et les hommes ne penseront plus alors qu'a se venger du mauvais tour que nous leur auront joué».

La discussion continua ainsi longtemps. Selon leur tempérament ou leurs dispositions, les uns proposaient une chose, les autres une autre.

Le cheval et le chien écoutaient. Ils n'approuvaient rien. Ils ne comprenaient pas bien pourquoi on s'en prenait ainsi, tout à coup, aux êtres humains. Ceux-ci n'étaient ils pas le plus souvent de bons voisins ?

Sans doute se montraient-ils parfois plus habiles que les animaux, mais cela était dû à leur intelligence. Il n'y avait chez eux ni méchanceté, ni intention de nuire, et en se montrant plus compréhensif, on pouvait facilement vivre en bonne compagnie avec eux.

«Mes ancêtres et les indiens ont toujours été amis, dit le cheval. Jamais l'ombre d'une mésentente n'a troublé leurs relations et il m'est pénible de penser que nous pourrions continuer à vivre comme par le passé.

Pourtant, si vous craigniez vraiment les hommes, pourquoi ne pas les éloigner de nous sans attenter à leur vie ?

Offrons nous d'être des nôtres, pour une longue expédition qui les entraînera loin d'ici, de l'autre coté des montagnes.

L'aigle m'a dit qu'il y avait là-bas de grands lacs, de belles prairies et d'immenses forêts, où ils pourraient être heureux.

Ils ont braves, ils aiment l'aventure, ils accepteront sans doute. Une fois là bas nous leur demanderons d'y rester et ceux d’entre nous qui le voudront reviendront vivre en paix, sans crainte de voir leur miel volé par de plus adroit qu'eux, ou leur fourrure enviée par les femmes.

C'est tout ce que je puis suggérer, car je ne désire pas considérer les hommes comme des ennemis et je refuse de m'associer à vous pour leur nuire».

«Vous parlez comme un sot, répondit la panthère. Vous voulez épargner les hommes et vous ne comprenez pas qu'ils sont à craindre, qu'ils nous conduiront graduellement à nôtre perte, en nous privent de tout ce qui nous est cher, y compris notre liberté et notre indépendance.

Votre  idée de les abandonner dans la prairie au delà des montagnes est stupide. A peine serons nous partis qu'ils e mettons en route pour revenir eux aussi dans leurs anciens villages afin de retrouver la forêt, le lac ou le cours d'eau qu'ils aiment parce qu'ils en connaissent chaque détour, chaque ive, chaque pierre.

Une fois de retour ils se vengeront et nous tuerons sans merci».

Le raton laveur se leva alors pour prendre la parole. C'était un des plus anciens parmi les animaux. On le connaissait comme sage et les hommes même écoutaient volontiers ses conseils.

«Je ne suis pas de l'avis de la panthère, dit-il, car les indiens ne m'ont jamais fait grand tort. Je pense toutefois qu'ils deviennent plus versés que nous dans tout ce qui se rapporte au bois ou à la rivière.

Nul artifice ne leur échappe. Ils vont bientôt être trop habiles et trop puissants ; ce sera pour nous un danger de chaque jour et, à cause de cela, je suis de l'avis du castor. Pensons sérieusement à l’accord que nous pourrions avoir avec eux.

Lorsque tous les termes en auront été pesés, que nous aurons bien tiré nos plans, obligeons les, par la force s'il le faut, à accepter nos conditions et surtout, veillons à ce qu'ils tiennent leurs promesses».

«Nous n'aboutirons à rien si nous nous y prenons ainsi, dit le renard. Usons plutôt de ruse. Laissons leur croire que nous sommes toujours leurs amis, mais détruisons leurs maïs qu'ils sèment, détachons de leurs amarres leurs bateaux et les filets qui iront se perdre dans les rapides.

Qu'ils soient affamés, et nous pourrons plus facilement leur faire admettre le pacte que proposent le castor et le raton. Croyez-moi, cette idée est la meilleure. Pensez y bien et je suis sûr que vous l'adopterez».

Le chien était resté pensif et silencieux.

«Jusqu'ici, dit-il, je ne m'étais jamais rendu compte que j'étais différent des hommes. Je regrette d'avoir eu la faiblesse d’accepter de me joindre à vous pour une séance de conseil où ils n'étaient pas invités.

Ceci est un contraire à l'ordre établi, convenu entre nous après que le Grand Esprit nous eut tous réunis dans ce pays. Je crains fort que nous n’ayons à nous en repentir. Il me semble que les indiens nous ont toujours traités avec bonté et avec justice.

Lorsqu'il fait froid l'hiver et que nous manquons de nourriture, ne nous ont-ils pas acceptés dans leurs maisons et n'ont-ils pas partagé leurs provisions avec nous ? Sans eux, certains d'entre nous n’auraient pu résister au vent du Nord ni aux rigueurs de la mauvaise saison.  

Reconnaissez que jamais un indien n'a refusé d'aider un animal blessé ou malade. Il est certain que nous leur avons appris beaucoup ; jusqu'ici cela ne nous a guère vraiment porté préjudice. Nous envions leur intelligence, mais ce n’est pas une raison pour vouloir les exterminer.

Je ne peux pas et je ne veux pas être des vôtre, si vous persistez à vous liguer contre nos amis et je vous préviens que si vous décidez de leur faire du mal, je quitterai le conseil ; j'irai les prévenir du danger qui le menace, et en cas de besoin, je les aiderai à e défendre contre vous».

Ces paroles déclenchèrent une certaine confusion dans l'assemblée. Le cheval pensait comme son ami et le disait hautement. La gent des oiseaux trop petits craignait de donner ouvertement son avis car l'aigle, jaloux de garder son prestige, leur lançait des regards à la fois dédaigneux et menaçants. Ils n'osaient hausser la voix, mais c'est tout le coeur qu'ils approuvaient le cheval, et c'étaient entre eux des chuchotements sans fin.

Les deux plus fâchés parmi les animaux étaient certes le loup et la panthère, qui traitèrent le chien de poltron et de traître.

«Vous êtes grisé par les louanges et les flatteries des jeunes filles et enfants, dit le loup. Les femmes vous demandent de veiller sur leurs papooses et vous le faites. Vous laisser les petits vous tirer sur la queue et les oreilles, sans rien dire.

Vous acceptez de garder la maison et de tenir compagnie aux vieillards. Vous aimez les hommes et vous n'osez rien leur refuser. Vos complaisances font de vous un être méprisable. 

Vous vous êtes vendu pour des gâteaux de maïs desséchés et rassis trop dur pour les dents de ceux qui se disent vos amis, et qu'ils vous donnent parce qu'ils ne peuvent les manger, ou parce qu'ils en ont trop, ajouta la panthère.

Vous ne pensez qu'aux caresses des femmes, vous les regardez avec des yeux brillants d’affection. Une flatterie vous fait perdre toute dignité et tout bon sens».

Ces paroles, et plus encore le ton haineux avec lequel elles furent prononcées, soulevèrent un mouvement général. Chacun voulut dire son mot, approuvent ou désapprouvent selon le cas.

L'aigle avait toujours son regarde fixe et hautain, mais les petits oiseaux manifestaient par des battements d'ailes et des piaillements aigus ; l'ours grommelait, sans qu'on sût exactement ce qu'il voulait dire ; le castor et le raton laveur discutaient entre eux.

Le chien restait calme et digne au milieu de ce vacarme. C'est alors que le cheval se leva de nouveau. Il alla se planter devant le loup et la panthère, qui se trouvait côte à côte.

«Je prends fais et cause pour mon ami le chien, dit-il. Je vous défends de l'insulter et de le diffamer, comme vous venez de le faire. Le chien est mon frère. Je l'aime, parce qu'il est à la fois affectueux, noble et courageux et parce qu'on peut toujours avoir confiance en lui. Vous le loup et la panthère, vous vous vantez d'être braves, l'êtes vous réellement ?

Vous semblez croire que la bravoure consiste a attaquer lâchement et à tuer. La bravoure est bien autre chose. Est vous qui comme le chien, vous élanciez au milieu des flammes de la forêt, pour en sauver les animaux, les hommes en détresse ?

Est-ce vous, qui comme lui, au moment de la chute des neiges, quand les cours d'eau débordent de leur lit, vous jetteriez au milieu des flots en furie, pour ramener à terre un compagnon qui se noie, ou qui vous exposeriez au froid et à la faim, pour retrouver dans la montagne un animal blessé ayant besoin d’aide ou de secours ?

Je reste donc au côté de mon ami. Je l'accompagnerai chez les indiens et, avec lui, je les aiderai au besoin à se défendre contre vous».

A peine avait il fini de parler que le Grand Eprit se trouva tout d'un coup debout au milieu d'eux. Nul ne l’avait vu venir, nul ne sait comment il vint. Calme et majestueux, il s'assit au centre du cercle qui se forma autour de lui et il dit :

«Le bruit de votre discussion est venu jusqu'à moi. C’est avec tristesse que je vous ai écouté du haut du céleste terrain de chasse. J'ai pensé qu'il fallait que je descende parmi vous, afin de remettre les choses au point.

Je vois que désormais, les relations qui existaient autrefois entre les indiens et vous ne peuvent continuer et je le regrette. J'aurais aimé vous voir tous heureux et j'avais espéré que vous sauriez mieux vous comprendre et  vivre en paix, en attendant de venir ne rejoindre dans les terres de l'au-delà.

Puisque cela est impossible, je me trouve dans l'obligation de tout changer et, pour que tout change réellement, je vais vous donner à chaque un langage différent de celui des indiens. Désormais, vous ne pourrez plus parler avec eux et vous ne comprendre plus ce qu'ils diront. Je leur expliquerai la raison de ce changement et leur dirai ce qui s'est passé cette nuit.

Désormais aussi, toi panthère et toi loup, vous subirez le sort que vous vouliez voir subir aux hommes. Ce sont eux que vous chasseront et vous mettront à mort afin d'éviter vos attaques imprévues.

Toi raton laveur, et toi castor qui n'hésitiez pas à voir exposer vos amis au froid piquant de l'hiver, vous leur donnerez votre épaisse fourrure, afin qu’ils puissent s'en vêtir et protéger conte le froid leurs femmes et leurs enfants.

Toi renard, qui trouvais plaisir l’idée de les réduire au besoin, tu pourras essayer de leur jouer de mauvais tours, les hommes sauront te prendre au piège, se moquer de toi et de ta fourrure aussi sera d'un grand pris pour eux.

Désormais, seuls le chien et le cheval sauront les comprendre leurs amis ; mais parce qu'ils ont manqué à leur devoir en assistant à un conseil où ils savaient que les hommes ne seraient pas invités, ceux-ci ne les comprendront plus comme autrefois tout en restant unis à eux par les liens de l'amitié.

Vous pouvez donc, chien et cheval continuer à vivre comme par le passé auprès de familles indiennes. Vous serez présents à leurs fêtes, vous partagerez leurs joies et leurs peines, vous les aiderez dans leurs chasses. Les jeunes filles et les enfants n'auront pas peur de vous et ils continueront à vous aimer».

Ayant dit cela, le Grand Esprit disparut on ne sait comment. La place qu'il occupait resta vide, et les animaux, consternés, se dispersèrent e silence. Lorsque peu à peu, ils se halèrent enfin à aller de nouveau roder près du village, ils ne comprenaient plus les hommes.

Les hommes ne les comprenaient plus et avaient appris à e méfier d'eux. C'est pourquoi, ils s'éloignèrent, pour vivre désormais loin des habitations, dans la forêt ou dans la plaine, se cachant le plus souvent parmi les buissons ou dans la brousse.

Seuls le cheval et le chien restèrent auprès des indiens et continuèrent à vivre avec eux, partagent leur bonne ou leur mauvaise fortune, toujours heureux de se sentir aimés et appréciés de leurs amis.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×