Après l'indépendance

Après l'Indépendance

 



Les treize colonies comptent 4 millions d'habitants en 1776, année de la Déclaration d'indépendance.

  • 1778 : premier traité des États-Unis avec une tribu indienne, la tribu des Delaware.
  • 1779 : George Washington ordonne que les territoires Iroquois soient conquis et dévastés.
  • 1784 : Second traité de Fort Stanwix. Les Shwanees donnent toutes leurs terres à l'Est et au Sud de l'Ohio
  • 13 juillet 1787 : Northwest Ordinance : cette ordonnance ouvre la colonisation les Territoires du Nord-Ouest, entre Appalaches, Grands Lacs, Mississippi et Tennessee. Aucun territoire ou bien indien ne leur sera retiré sans leur consentement, sauf à l'issue d'une guerre déclarée par le Congrès. Aucune guerre ne fut jamais déclarée par le Congrès aux tribus.
  • 1789 : la Constitution réaffirme les principes énoncés dans la Northwest Ordinance.



La Sanglante guerre de la Jeune Amérique (1790-1794)


  • Le chef Michikinikwa (Little Turtle), chef des tribus Miamis, inflige en 1790 une défaite aux troupes américaine sur la rivière Miami.
    • 3 novembre 1791 : à la Bataille de Fort-Wayne, les Indiens de Little Turtle surprennent et vainquent le major Arthur Saint-Clair, qui perd 610 hommes sur un total de 1 300 ; les Indiens ont 66 morts. C'est la pire défaite américaine dans les guerres indiennes.
    • 20 août 1794 : le général Anthony Wayne bat Veste Bleue à la bataille de Fallen Timbers (qui eut lieu sur un chablis, peu après une tempête qui déracinat tous ces arbres), de la vallée de l'Ohio.
    • 1795 : Avec la signature du traité de Greenville, Little Turtle et dix autres nations indiennes abandonnent leurs droits sur l'Ohio et l'Indiana.
  • 1800 : il y avait environ 75 millions de bisons dans les Grandes Plaines. Ils constituaient la première ressource des Sioux, Pieds-Noirs, et d'autres tribus. Pour approvisionner les ouvriers du chemin de fer et les touristes les tirant du train, les chasseurs blancs réduisent leur nombre à 800 en 1890.
  • 1803 : Napoléon Bonaparte vend le territoire de la Louisiane française aux Américains : cela ouvre la porte aux migrations forcées pour les Amérindiens.
  • 1804 : le Congrès autorise le président à négocier avec les tribus pour échanger leurs territoires contre des réserves.
  • 1805 : Expédition Lewis et Clark de Saint-Louis au Pacifique, souvent aidés par des tribus amérindiennes (notamment les Nez-Percés).
  • 1806 : Début des déportations d'Indiens. Bien qu'elles se soient effectuées quelquefois à l'issue d'un traité, les Indiens les ont toujours subies, car ils étaient menacés d'expéditions punitives s'ils ne signaient pas le traité. De 1806 à 1830, 50 tribus sont déportées.
  • 30 septembre 1809 : le deuxième traité de Fort Wayne (après celui du 7 juin 1803) permet aux États-Unis d'obtenir 11 600 km² de la vallée de la Wasbah, abandonnés par les Amérindiens Delawares, Shawnees, Putawatimis, Miamis, Eel River, Weeas, Kickapoos, Piankashaws, et Kaskas.
  • 10 août 1810 : Massacre des Chutes d'Ywahoo : les colons des États-Unis massacrent des femmes et des enfants Cherokees.
  • 7 novembre 1811 : le général Harrison inflige une défaite aux Shawnees dirigés par Tenskwatawa frère de Tecumseh à la bataille de Tippecanoe, dans la vallée de la Wabash (200 morts de part et d'autre), et pille la ville indienne de Prophet's town, les Indiens ayant abandonné le combat faute de munitions.

 


 Guerre de 1812 (américano-britannique)


12 juillet 1812 : Allié des Britanniques, l'Indien Tecumseh tend une embuscade à Brownstown et tue 20 soldats américains au cours de la guerre de 1812.

16 août 1812 : Les Britanniques et Tecumseh prennent Fort Detroit.

13 mai 1813 : Tecumseh vainc les Américains à la bataille de la Maumee River (près de Toledo).

5 octobre 1813 : Tecumseh est tué pendant la bataille de la Thames River ; les Britanniques du général Henry Proctor se sont enfuis.

27 mars 1814 : victoire d'Andrew Jackson à la bataille d'Horseshoe Bend (Tennessee) sur les Indiens Creek. À la suite de cette bataille, Andrew Jackson négocie neuf des onze traités qui font abandonner petit à petit leurs terres aux Cinq tribus civilisées (Cherokees, Chickasaws, Choctaws, Séminoles et Creeks), ainsi nommées car sédentaires et pratiquant l'agriculture. De 1814 à 1824, des membres de ces nations migrent volontairement.

 


Première guerre Séminole (1816-1821)


  • Les Séminoles sont des Indiens Creeks établis en Floride dans les années 1700, encouragés à s'établir comme fermiers par les Espagnols, qui espéraient arrêter la progression des Britanniques vers le Sud.
    • 1816 : Le fort Séminole d'Apalachicola est rasé par les Américains.
    • Décembre 1817 : Andrew Jackson conduit les forces américaines qui envahissent la Floride.
    • 7 avril 1818 : prise de Saint-Mark
    • 24 mai : prise de Pensacola.
    • 1821 : Traité de Adams-Onis : l'Espagne cède la Floride aux États-Unis.
  • 1821 : Sequoyah crée l'alphabet Cherokee. Cet invention témoigne de l'avancement de la culture Cherokee, peuple d'agriculteurs et d'artisans, qui établit rapidement des écoles au début du XIXe siècle, ouvertes aux garçons et aux filles (chose qui choquait leurs voisins des États-unis). De plus, ils accueillaient les esclaves échappés des plantations, bien qu'ils pratiquent eux-mêmes une forme d'esclavage.
  • 11 mars 1824 : création du Bureau des affaires indiennes, qui succède au Comité des affaires indiennes, créé à l'indépendance. Il dépend du ministère de la guerre, et est chargé de libérer les terres indiennes pour leur exploitation par les colons.
  • 1827 : Les Cherokees constituent un gouvernement, adoptent une constitution et se déclarent indépendants. La Cour suprême des États-Unis d'Amérique reconnaît ce gouvernement mais déclare les Cherokees sous tutelle.
  • 1828 :
    • Début de la publication du Cherokee Phoenix, journal indien bilingue anglais-cherokee, qui paraît jusqu'en 1834.
    • Confiscation des territoires Cherokee par l'État de Géorgie (14 000 hectares) ; ces territoires sont répartis en lots de 64 hectares distribués dans une loterie ; les Indiens ne peuvent témoigner en justice contre des Américains et ne peuvent s'exprimer publiquement contre l'immigration.
  • 1829 : John Ross, le Chef Oiseau Blanc, premier chef Cherokee élu, proteste officiellement à Washington contre ces mesures. Andrew Jackson lui répond que les Cherokees doivent émigrer à l'ouest du Mississippi.
  • 28 mai 1830 : Indian Removal Act : le président Andrew Jackson fait voter une loi déportant les Indiens vivant à l'Est du Mississippi à l'Ouest de ce fleuve, principalement en Oklahoma, afin d'exploiter l'or situé sur leurs territoires, dans l'Ohio et installer les migrants venus d'Europe. Cette loi est déclarée anticonstitutionnelle par la Cour suprême, et entraîne des guerres avec les Cherokees jusqu'en 1838. Jusqu'en 1850, 100 000 Indiens sont déportés.
  • 1831 : la Cour Suprême (Arrêt nation Cherokee contre l'État de Georgie) décide que la nation Cherokee n'est ni une nation souveraine ni une nation étrangère résidant au sein des États-Unis.
  • 1832 :
    • Désignation d'un Commissaire aux affaires indiennes, au ministère de la guerre.
    • La Cour Suprême décide que les lois de Géorgie ne peuvent s'appliquer aux Cherokees, et que le gouvernement fédéral à obligation de faire respecter les traités conclus avec la nation Cherokee. Cette décision n'a jamais été appliquée par le président Jackson.

 

Guerre de Northwest Black Hawk (1832)


  • 1832 : Le guerrier Sauk Black Hawk (Faucon Noir) tente de chasser les colons des terres de son peuple. Allié aux Fox, il quitte le territoire de l'Iowa où son peuple vivait depuis le traité de Saint Louis (1805) pour reconquérir ses terres ancestrales.
    • 6 avril : 800 Indiens Sauk franchissent le Mississippi, provoquant la panique chez les colons. Le général Edmund Gaines tente de négocier, sans succès.
    • 14 mai : bataille de Stillman's Run, Black Hawk met en fuite les Tuniques Bleues (qui subissent la perte de douze hommes, contre cinq chez les Indiens).
    • 28 juillet : menacés de famine, les Sauk descendent le Wisconsin pour repasser le Mississippi. 750 miliciens des généraux James Henry les rejoignent : c'est la bataille des Wisconsin Height, 68 Indiens y trouvent la mort.
    • 1er août : Les Indiens arrivent au Mississipi et commencent la traversée du fleuve. Pris sous le feu d'un navire à vapeur de guerre, Black Hawk hisse le drapeau de la reddition, mais le feu continue, faisant 23 morts chez les Indiens.
    • 2 août : Massacre de Bad Axe River : Black Hawk est attaqué par les troupes américaines qui massacrent 300 hommes, femmes et enfants Sauk. Certains survivants qui ont réussi à traverser le Mississipi sont tués ou capturés par les Sioux.
    • 27 août : reddition de Black Hawk.



La Piste des Larmes (1838)


  • 29 décembre 1835 : Traité de New Echota : 300 à 500 des 17 000 Cherokees vivant à l'est du Mississippi (la délégation Ridge, menée par les Cherokees John Ridge et Elias Boudinot) signe pour l'ensemble de la nation un traité qui cède aux États-Unis leurs terres pour cinq millions de dollars, en violation des lois Cherokees, et sans un seul élu parmi eux. Le Congrès ratifia ce traité l'année suivante d'une voix, malgré les protestations de John Ross. Les 465 Cherokees signataires partirent pour l'ouest en 1837.
  • 1836 : Selon la décision du président de la cour suprême John Marshall, les nations souveraines indiennes deviennent des nations dépendantes de l'État fédéral.
  • mars 1838 : le philosophe Ralph Waldo Emerson proteste par une lettre envoyée au président Martin Van Buren contre ce traité.
  • 18 mai 1838 : l'échéance du traité de New Echota étant arrivée, le général Winfried Scott commence à faire rassembler les Cherokees dans 31 forts, avec uniquement les vêtements qu'ils portaient.
  • fin juillet 1838 : Ils sont ensuite rassemblés dans onze camps prévus à cet effet (10 au Tennessee, un en Alabama).
  • Environ 3 000 Cherokees firent route par voie fluviale à partir de juin, et arrivèrent jusqu'en septembre dans le Territoire indien.
  • 16 octobre 1838 : Départ des Cherokees restant par les chemins. Ils parcourent 1750 km, atteignent le Mississippi en novembre, mais les 5000 derniers restent bloqués sur la rive est tout l'hiver. Les premiers groupes arrivèrent en janvier à Fort Gibson.
  • mars 1839 : arrivée des derniers Cherokees. Environ 4 000 d'entre eux au moins, 8 000 au plus, sont morts en chemin, le long de la Piste des Larmes.
  • juin 1839 : John Ridge et Elias Boudinot sont assassinés.

Les quatre autres Nations civilisées furent déportées de la même manière, et connurent aussi leur Piste des Larmes. Ce nom vient des larmes de compassion versées par les Américains qui les voyaient passer devant eux. Quelques Cherokees réussirent à se cacher dans les montagnes, et des Séminoles dans les marais des Everglades.



Deuxième guerre Séminole (1835-1842)


  • Selon le même processus que pour les Cherokees, le gouvernement fit signer à une minorité de Séminoles le traité de Payne Landing (1832), qui leur imposait de quitter leurs terres dans les trois ans. En 1835, l'armée américaine fut envoyée pour faire appliquer ce traité. Au plus fort de la guerre, 10 000 soldats réguliers et 30 000 miliciens affrontèrent 5 000 guerriers qui pratiquaient une guerre d'embuscades et de coups de mains, les pertes américaines se montèrent à 1 500 hommes.
    • 1835 : Le major Francis Dade allait de Fort Brooke à Fort King ; 180 Séminoles attaquèrent sa colonne et l'exterminèrent, ne laissant qu'un survivant.
    • 25 décembre 1837 : À la bataille du lac Okeechobee (à Nubbins Slough), les colonels Zachary Taylor (800 soldats) et Richard Gentry (un régiment de volontaires du Missouri), face à 380 Indiens, perdent 26 soldats et a 112 blessés, contre 11 aux Indiens.
    • À Saint-Augustine, les chefs Chat Sauvage et Osceola sont capturés pendant des négociations de paix par le par le général Jessup. Osceola meurt en prison en 1838.
    • 1842 : des négociations permettent une trêve, reconnaissant des territoires de chasse et de culture aux Séminoles, sans signature de traité. De nombreux Séminoles furent toutefois envoyés vers le Territoire Indien d'Oklahoma dans les années qui suivirent.
  • 1848 :
    • le Bureau des affaires indiennes passe au ministère de l'Intérieur. Il est chargé des relations entre l'État fédéral et les Indiens.
    • Découverte d'or en Californie, ce qui provoque une ruée vers l'or. Les colons passent par la piste de l'Oregon, qui traverse les territoires indiens.
  • 1851 : Premier traité de Fort Laramie : les colons peuvent traverser les territoires indiens, moyennant un droit de passage en nature et en argent.
  •  
    • 18 août 1854 : épisode de la vache du mormon. Une vache appartenant à un mormon, s'échappe et dévaste un camp des Sicangus (Brulé) : elle est abattue par un Sicangu. Les soldats de Fort Laramie exigent que le responsable soit livré, et devant le refus du chef Ours Conquérant, canonnent le village, avant d'être vaincus par une charge des guerriers sicangus.
    • En représailles, en novembre, les Américains attaquent le village du chef Petit Orage, tuent ou mutilent 136 Indiens, et font 70 prisonniers. Malgré la reddition de Petit Orage, ils sont retenus deux ans.

 

Troisième guerre Séminole (1856-1858)


  • Des accrochages ont lieu en 1855 entre Américains et environ 200 Séminoles demeurés en Floride.
  • En 1858, le chef Jambes Arquées se rend avec ses quarante guerriers.
  • 1857 : Bataille de la Platte avec les Indiens Cheyennes



Guerre Navajo (1860-1864)


  • Suite à des accrochages divers dans le Territoire du Nouveau-Mexique entre les Navajos et les troupes fédérales, les Navajos se rendent à Kit Carson, qui fait détruire leurs biens et les déportent jusqu'à Bosque Redondo, en Arizona. C'est la Longue marche navajo : 8 000 Navajos font 620 km à pied. Au bout de quatre ans de sous-nutrition, ils sont autorisés à revenir sur leurs terres.

 

Guerre des Paiutes (1860)


  • Après un hiver rigoureux, les 6 000 Paiutes du Nevada décident d'attaquer les colons américains, jugés responsables de leur malheur pour avoir coupé trop d'arbres.
    • 7 mai : raid contre le Pony Express, cinq morts.
    • mai : nombreux autres raids, faisant 16 morts.
    • Juin : intervention de l'armée.
  • 1862 :
    • le Homestead Act accorde 62 ha de terres à l'ouest du Mississippi à toute famille non-indienne qui s'engage à les cultiver pendant 5 ans.
    • 1er juillet 1862 : Le Pacific Railway Act est signé par Abraham Lincoln : il autorise la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale. Des chasseurs (Buffalo Bill est le plus célèbre) tuent des millions de têtes de bisons pour nourrir les ouvriers. Ensuite, les touristes tirent les bisons du train.



Massacres du Minnesota en 1862


  • Le gouvernement des États-Unis ne livre pas comme promis les marchandises dues pour l'achat de terres aux Sioux Santees (ou Dakotas). Éclatant pendant la guerre de Sécession, ce massacre par les Sioux Santees bénéficie du manque de troupes adverses disponibles.
    • 4 août : pillage d'entrepôts.
    • 14 août : cinq Américains sont tués.
    • 18 août : craignant les représailles, les Sioux désignent Petit Corbeau (Little Crow) comme chef de guerre. Les Indiens attaquent l'agence de Lower Sioux; 25 miliciens sont tués dans une embuscade à Redwood Ferry. Dans les semaines qui suivent, plusieurs centaines de colons sont massacrés. .
    • 19 août : les Sioux se séparent, entre ceux qui désirent poursuivre le combat, et ceux qui ne veulent pas s'attaquer à des femmes et des enfants. Les premiers, au nombre de 400, pillent New Ulm et attaquent Fort Ridgely, sans succès.
    • 23 août : Ils attaquent de nouveau New Ulm, brûlent de nombreux bâtiments et tuent 36 Américains. Petit Corbeau, voulant la paix, perd tout contrôle sur ses guerriers.
    • 3 septembre : escarmouches en divers lieux, et bataille de Birch Coulee : les Américains ont 22 tués, les Sioux deux.
    • 18 septembre : à Wood Lake, les Sioux décrochent quand leur chef Mankato meurt avec une quinzaine de guerriers.
    • Un tribunal militaire prononce 303 condamnations à mort. Mis à part une quarantaine, Abraham Lincoln, clément, les commue en peine de prison.
    • 26 décembre : 38 Sioux Santees sont pendus à Mankato. C'est la plus grande exécution de masse dans toute l'histoire des États-Unis. Environ 1 500 Sioux sont détenus à Fort Snelling jusqu'au printemps 1863; 130 meurent pendant leur détention. Les chefs Shakopee et Medecine Bottle, réfugiés au Canada sont kidnappés et pendus en 1863. Little Crow est également tué par un colon la même année.
    • Entre 350 et 1500 colons (selon les sources), hommes, femmes et enfants américains ont été massacrés par les Sioux Santees, c'est une des actions les plus meurtrières de toutes les guerres indiennes.
  • En 1862 également, bataille d'Apache Pass
  • 1er janvier 1863 : Mangas Coloradas, chef des Apaches Gilas est capturé et tué.
  • 29 janvier 1863 : Massacre de la Bear River. Après la mort d'un colon, tué par un Indien, le colonel Connor attaque de nuit un camp de Shoshones, et tue 250 habitants, hommes, femmes et enfants. Les conflits avec les Shoshones durent ensuite jusqu'en 1869 et la fermeture de la piste de l'Oregon.
  • 29 et 30 novembre 1864 : Massacre des Cheyennes à Sand Creek (Territoire du Colorado). Après des violences indiennes durant deux ans (200 civils blancs assassinés), une expédition punitive est conduite par le colonel John Milton Chivington et les 700 hommes du 3e régiment du Colorado sur un village. Le massacre dure deux jours et fait 150 morts, hommes, femmes et enfants.



La guerre des Plaines


  • Ce massacre scandalise les tribus d'Indiens. De nombreuses tribus entament alors les hostilités, conduisant des raids épars, obligeant les soldats de l'Union à stationner le long de la piste de l'Oregon pour la protéger, notamment à Platte Bridge.
    • 26 juillet 1865 : À la Bataille de Platte Bridge, les Cheyennes de Dull Knife et les Sioux Oglalas de Red Cloud (Nuage Rouge), attaquent un détachement de soldats près de Platte Bridge, et les tuent presque tous.
    • Septembre 1865 : Expédition indienne de la Powder River : trois colonnes de Tuniques bleues tentent de rejoindre Rosebud Creek, deux d'entre elles échouent totalement, et l'ensemble revient à Salt Lake City.
  • 1866 : Les chefs Sioux Red Cloud et Tashunca-Uitco ou Crazy Horse attaque le Fort Kearny.
  • Juin 1866 : Le gouvernement des États-Unis organise une conférence de paix à Fort Laramie. Le général William Sherman demande aux chefs l'autorisation de traverser leurs terres, et de construire trois forts sur la Piste Bozeman (entre la Platte et le Montana). Nuage Rouge refuse.
  • 21 décembre 1866 : le Massacre Fetterman, ou la Battle of a Hundred Slain. Attirés dans une embuscade par une ruse des Sioux, les 81 hommes du capitaine Fetterman sont anéantis.
  • 18 avril 1867 : l'expédition Hancock, à laquelle participe Custer, veut négocier avec des Indiens Sioux et Cheyennes. Mais, approchant trop du village, il inquiète les chefs qui s'enfuient avec leurs familles. Les Indiens ayant massacré 20 civils plus au nord, Hancok fait brûler 251 des 291 tipis, avec tout ce qu'ils contenaient. La guerre recommence et de nombreuses attaques se succèdent dans les mois qui suivent.
  • 1er et 2 août 1867 : Les attaques simultanées des Sioux et des Cheyennes sur la piste Bozeman sont repoussées avec succès par l'armée américaine.
  • 29 avril 1868 : Le second traité de Fort Laramie reconnaît le territoire ancestral des Sioux (entre Missouri à l'est, Platte au sud et Big Horn Mountains à l'ouest) ; des vivres et des matériels seront donnés annuellement aux Sioux ; une réserve est créée entre le Wyoming et le Dakota, à destination des Sioux. Les États-Unis renoncent à la piste Bozeman, au droit de traverser les Black Hills, et à se les approprier.
  • 3 juillet 1868 : Révision du traité de Fort-Bridger (1863), qui garantissait une réserve de 178 688 km² aux Shoshones. Elle est réduite à 11 097 km² (16 fois moins). Ils conservent cependant le droit de chasse sur leur territoire. Les États-Unis s'engagent à construire divers bâtiments (moulin, école, église) ; l'United States Rail Road est autorisée à construire une ligne de chemin de fer sur le territoire shoshone.
  • 27 novembre 1868 : bataille de Washita River. En représailles à des raids meurtriers d'indiens Cheyennes, le lieutenant-colonel George A. Custer attaque le village de Black Kettle, tue plus de 120 guerriers, fait 53 prisonniers civils et annonce la libération de deux enfants blancs captifs et la mort d'une femme captive.
  • 10 mai 1869 : Achèvement du transcontinental.
  • 11 juillet 1869 : La Bataille de Summit Springs, qui se produit après divers accrochages, entre l'armée américaine et les Cheyennes Dog Soldiers. Le 5e de cavalerie du colonel Eugene Carr attaque le campement, et tue 25 Indiens (il n'a qu'un blessé à déplorer).
  • 1870 : Massacre des Indiens Pied-Noirs à Marias River.
  • 3 mars 1871 : Indian Appropriation Act : le Congrès met fin aux traités signés avec les tribus indiennes indépendantes, et ne reconnaît plus que les individus. Cependant, les 371 traités signés depuis 1776 (plus 175 entre 1607 et 1775) sont toujours reconnus. Les règlements adoptés dans les années suivantes les vident de toute substance.

 

Guerre des Modocs (1872-1873)


  • Les Modocs vivent dans le nord de la Californie et le sud de l'Oregon. Ils conduisent quelques raids sur les premiers wagons de chemin de fer. La colonisation commençant dans la vallée de la Lost River, les colons demandent à ce que les Indiens soient déplacés dans la réserve des Klamaths et des Snakes, ennemis des Modocs. Cependant, les 372 Modocs finissent par s'installer dans la réserve, qu'ils quittent en avril 1869.
  • 28 novembre 1872 : sur la demande insistante des colons, l'armée envoie une colonne pour ramener les Modocs dans la réserve, et incendie leur village. Les Modocs de Jim le Crochet tuent en représailles 14 colons à Tule Lake, puis rejoignent ceux de Kientpoos (Capitaine Jack pour les Anglo-Saxons).
  • 16 janvier 1873 : dans le champ de lave très accidenté et brumeux du Stronghold (Forteresse), 300 soldats et volontaires recherchent 50 Moldocs sans les trouver ; ceux-ci les attaquent et leur infligent de lourdes pertes, les obligeant à fuir en abandonnant armes et bagages.
  • 11 avril : Au cours de négociations de paix, Kientpoos, influencé par Jim le Crochet et un chaman, tue le général Canby.
  • 3 juin : Kientpoos est capturé. Il est jugé pour le meurtre de Canby et pendu le 3 octobre avec trois autres Modocs. Les Modocs sont déportés dans la réserve Quapaw.
  • 1874 : Mort de Cochise.



Guerre de la Rivière Rouge (1874-1875)


  • Elle est provoquée par plusieurs facteurs : la pression territoriale des colons, protégés par la construction de forts par l'armée, les coutumes indiennes de guérilla permanente; l'anéantissement des troupeaux de bisons par les chasseurs blancs. Elle se déroule dans le sud des Grandes plaines.
    • 27 juin 1874 : Bataille d'Adobe Walls, qui oppose 700 guerriers Comanches, Kiowas, Cheyennes et Arapahos commandés par Quanah Parker et Isa-Tai à des chasseurs de bison américains. Les Indiens sont repoussés avec 70 morts, contre 3 dans les rangs des chasseurs. Cette bataille entraîna une grande campagne de l'armée, commandée par William T. Sherman et Philip Sheridan, afin de s'assurer le contrôle des plaines du sud. Les Indiens pacifiques furent maintenus dans leur réserve avant le début de la campagne. Diverses colonnes encerclèrent les guerriers Indiens hostiles, et divers accrochages eurent lieu pendant l'été. La plus importante action est la prise le 26 septembre, avec deux tués parmi les Indiens, de plusieurs villages, dans le Palo Duro Canyon, par le colonel Mackenzie.
    • Les campagnes d'hiver de l'armée américaine, renforcée par plusieurs détachements, aboutissent à la reddition des principaux chefs au printemps 1875. Leurs guerriers étaient affamés par le manque de bisons.
  • 1875 : Mort du chef kiowa Kicking Bird.



Guerre des Black Hills (1876)


  • 1874 : Annonce par le lieutenant-colonel Custer de la découverte d'or dans les montagnes sacrées Sioux des Black Hills. La ruée vers l'or provoquée entraîne des accrochages entre Sioux, Cheyennes et armée des États-Unis.
    • 17 juin 1876 : le général George Crook, avec 1 050 soldats et 260 éclaireurs Crows et Shoshones, est attaqué dans la vallée de la Rosebud, par environ 750 guerriers de Crazy Horse (Cheval Fou) ; les pertes sont faibles de chaque côté (10 tués et 20 blessés pour les États-Unis, 50 pour les Amérindiens), et Crook doit rebrousser chemin. Cette bataille est appelée par les Américains bataille de la Rosebud, et par les Indiens Bataille où la fille sauva son frère (une jeune Cheyenne vint au secours de son frère prit sous son cheval mort).
    • 25 juin 1876 : Bataille de Little Big Horn : le lieutenant-colonel Custer, du 7e de cavalerie, et 260 de ses hommes sont tués par les Cheyennes de Two Moon et les Sioux des chefs Sitting Bull et Crazy Horse. Cette bataille a un grand retentissement dans l'opinion publique, et Custer devient une figure mythique.
    • 9 et 10 septembre 1876 : le général Crook, poursuivant les Indiens victorieux à la Little Big Horn, surprend le campement d'American Horse (Cheval Américain). Ses deux mille soldats brûlent le campement ; la contre-attaque des 800 guerriers Sioux Oglalas de Tashunca-Uitco (Crazy Horse) qui campaient à proximité est repoussée sans mal par le général Crook qui dispose de 2 000 cavaliers. American Horse est tué dans la bataille.
    • 7 septembre 1877 : mort violente de Crazy Horse à Fort Robinson (Little Big Man y aurait participé), alors que les Sioux Oglalas avait fait leur reddition et s'étaient rendus dans une réserve.



Guerre des Nez-Percés (1877)


1878 : Mort du chef Kiowa Satanta.



Guerre des Cheyennes (1878-1879)



Guerre des Bannocks (1878)


  • 1879 : Révolte des Apaches Mimbres menés par Victorio. Près de 400 colons et soldats sont tués.
  • 1880 : Victorio est tué au Mexique et son groupe décimé.
  • 1886 : Geronimo, dernier chef Apache à résister à la déportation des siens dans une réserve se rend au général Miles.
  • 8 février 1887 : vote du General Allotment Act ou Dawes Severalty Act par le Congrès, autorisant le président à vendre les terres indiennes à des particuliers, en petites parcelles. Ce lotissement est amplifié par le Burke Act de 1906. Il vise à supprimer la propriété collective des terres, et à transformer les Indiens en fermiers. Le restant est distribué aux colons, et l'Oklahoma devient un État en 1907.
  • 1889 :
    • Janvier : le chaman Paiute Wovoka a une vision, qui inspire la Danse des esprits. Le message : Laissez-faire le grand esprit, est interprété comme un appel à la révolte ou comme un appel au fatalisme.
    • Avril : En application du General Allotment Act, le territoire des Cinq tribus civilisées, où les Indiens Cherokees, Séminoles, Creeks, Chickasaws et Choctaws avaient été déportés dans les années 1830, est ouvert aux colons.
  • 15 décembre 1890 : Sitting Bull, chef Sioux, tué au cours de son arrestation préventive (par crainte d'une révolte suscitée par la Danse des esprits).
  • 29 décembre 1890 : Massacre de Wounded Knee : Massacre de 250 Indiens Sioux Minneconjous à Wounded Knee Creek, dont 130 civils et le chef Big Foot, par les soldats du 7e de cavalerie; 25 Américains sont tués, certains victimes de tirs amis.

1896 : au recensement, les Indiens ne sont plus que 250 000.

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